Charlotte Martin, est diplômée de la haute-école de l'agriculture et des métiers verts de Wagenigen, AERES, aux Pays-Bas, comme professeur, éducatrice et coach dans le domaine du Bushcraft.

Retrouver au ceins du sauvage avec rien et avec plaisir. Se préparer à un futur plus lent et plus simple, proche de notre manière d'être originelle. Accepter l'incertitude en cultivant l'improvisation et le rire. Et surtout, pas trop se prendre au sérieux.

Tohu-Bohu vient de l’hébreu ancien תֹ֙הוּ֙ וָבֹ֔הוּ, tōhū wābōhū, utilisé dans la genèse et signifiant «chaos primitif, vide, élément qui précéda la création du monde».

Ce mot représente pour nous à la fois la nature ‘inordonnée’, celle qui n’a pas été créée ‘pour l’homme’, qui nous fait peur et nous excite par sa force et son incertitude, et la source originelle et mystérieuse – le Tao – des cycles du vivant, journées, lunes, saisons, vie et mort.

Très radical dans notre vision non-dualiste du monde, le tohu-bohu c’est aussi ce que nous vivons actuellement, la perte de contrôle de l’humain sur son environnement dû à sa trop grande volonté de croissance : chacun assistant à l'énorme cataclysme naturel que représente cette ultime phase du capitalisme.

Cataclysme contre lequel nous ne pouvons pas faire grand-chose, mais auquel nous devons faire face, en entamant un chemin de retour à la simplicité et au frugal, vers une nouvelle intériorité, incluant la vie qui nous entoure : le ‘plus-que-humain’. Plus-que-humain pour nous rappeler, après des millénaires anthropocentriques, qu’ils sont plus nombreux et avec des capacités autres, qui nous dépassent.

Autant de graines semées, autant de chances que certaines germeront, fortes de leur réserve intérieure, sur un terrain propice.

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Charlotte Martin,est diplômée de la haute-école de l'agriculture et des métiers verts de Wagenigen, AERES, aux Pays-Bas, comme professeur, éducatrice et coach dans le domaine du Bushcraft.

"Depuis 10 ans, je me forme et s’intéresse aux plantes sauvages et à leur utilité nutritive et médicinale.

Depuis 2019, je me suis dédiée à tous les domaines du Bushcraft, via mes études, des stages et des formations auxiliaires.

Cela implique la connaissance des savoirs des collectifs collecteur-chasseur, tel les Evens, les Aborigènes, les Kung et les First Nations aux États-Unis et au Canada. Ils utilisent en effet des méthodes exceptionnelles et radicalement différentes de celles pratiquées en occident, par exemple le Land Based Kowledge et The 8 Ways, qui renforcent notre lien avec la nature, et notre compréhension de celle-ci. Et cela d'une manière différente que la simple labellisation et les faits scientifiques. Une approche vivifiante et nourrissante en terme de relation au vivant, d’éducation et de transmission des savoirs.

Mais, pour moi le bushcraft implique aussi avoir les bases de l’archéologie expérimentale: travail de l’os et du silex pour les transformer en outils de travail, arc, hutte du néolithique, etc.

Avant de m'investir dans cette aventure, j’ai travaillé pendant 15 ans comme artiste professionnelle, à Rotterdam, Pays-Bas, articulant ma pratique dans les domaines de la vie poétique quotidienne, de l’imperfection et de la vulnérabilité. Je continue à organiser des événements mêlant art et relation social et bushcraft.

Travaillant seule ou en partenariat avec d’autres professionnels du Bushcraft, Je suis également co-présidente de l’association Pimpren’elles – cueillettes et transformations, avec qui j’organise nombres d’activités.

Mon plus grand rêve est de créer une forêt partiellement sanctuarisée et partiellement dédiée à l’éducation et à notre relation avec le vivant, à la recherche d’une harmonie. La création d'un espace de soins pour l'humain et pour le plus-que-humain."

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Ambition et méthode

Sortie du Tohu-bohu a pour unique ambition de faciliter et restaurer les liens entre l’humain et le reste du vivant.

Pour cela nous pensons à ce que nous transmettons --les connaissances nécessaires pour vivre en autonomie avec le sauvage --, mais aussi à comment nous le transmettons.

Les méthodes ancestrales que l’humanité a utilisée, et qu’elle utilise encore dans de rares recoins, liaient chaque savoir avec le lieu, l’endroit où nous vivions, qu’il soit théorique ou pratique; une technique appelée en anglais Land Based Knowledge. On ne saurait décrire à quel point une telle attitude d’enseignement est nécessaire actuellement, pour les enfants, comme pour les adultes.

Nous nous efforçons à chaque étape de notre démarche de rendre palpable et manifeste les liens, l’interconnexion de TOUT et notre place dans ce TOUT.

Au-delà d’un apprentissage des gestes et des savoir-faire, nous espérons travailler aussi au cœur de chacun en changeant nos habitudes et nos perceptions.

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C’est quoi le Bushcraft?

Le mot bushcraft vient de l’anglais bush: maquis/brousse et craft: l’artisanat / art manuel

"Le bushcraft, plus rarement woodcraft, ou art des bois, est une activité de loisir qui consiste à mettre en pratique des compétences et connaissances plus ou moins anciennes, permettant une vie prospère dans la nature, en la perturbant de façon minimale. Cela implique l'apprentissage, l'expérimentation et l'assimilation de diverses techniques permettant d'évoluer dans la nature de manière confortable. Le bushcraft s'appuie en outre sur l'étude de techniques employées dans différentes sociétés humaines contemporaines ou à des époques antérieures afin d'en analyser le fonctionnement sur le plan physique, chimique ou biologique avant de les tester de manière empirique dans le contexte et le milieu naturel le plus pertinent."

Voilà ce que nous dit wikipedia, qui a un très bon article sur la question, que vous pouvez visiter: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bushcraft: